| Elles
proviennent toutes de la transformation
de roches mères métamorphiques
ou éruptives
tel que : granite, gneiss, trachyte.
On rencontre
:
- Soit des Argiles
de transformation in situ, c’est à
dire que la roche mère s’est
« argilisée »
au cours des millénaires.
Dans ce type de formation, la transformation
est rarement complète, et l’on
note fréquemment
la présence de silice libre qui de
par son abrasivité peut être
gênante. Ceci implique un
traitement par lavage et une séparation
par cyclonage, c’est le traitement que
subissent
pratiquement tous les Kaolins.
- Soit des Argiles
sédimentaires qui proviennent de
l’érosion des argiles précédentes
et du
transport de leurs constituants par les
eaux de ruissellement. Les fractions les
plus légères sont entraînées
plus loin que les plus lourdes, ce qui provoque
une purification naturelle, et de ce fait,
les argiles sédimentaires sont beaucoup
moins contaminées par la silice.
Minéralogie
Les argiles sont toutes
des silicates simples ou complexes d’Aluminium,
Magnésium et Fer.
Elles peuvent être quel que soit leur
type de différentes couleurs.
En effet, la coloration est due à
la présence soit de fer sous forme
ferreux ou ferrique,
soit de contaminants autres mais en quantité
très faible, ce qui n’interfère
en rien sur les
propriétés physico-chimiques
de l’Argile.
On distingue quatre
grandes familles :
Les feuillets à
deux couches : Kaolinites, Halloycites.
Dans cette classe,
les photographies en microscopie électronique
montrent un «empilement
d’assiettes » pour le Kaolin.
Dans le cas de l’Halloycite, ces mêmes
assiettes enroulées sur
elles-mêmes à la manière
de «cigarettes russes » donnent
un aspect fibreux.
Les pseudo-feuillets
(Argiles fibreuses) attapulgites, sépiolites.
La microscopie électronique
montre des entrelacs de fibres ayant les dimensions
suivantes :
2 à 5 µm ( µm = micromètre
= millionième de mètre ) pour
l’attapulgite, et 5 à 10 µm
pour
les sépiolites Les
feuillets à trois couches, qui comprennent
deux familles :
Illites glauconites
(non gonflantes car un espace inter-réticulaire
fixe) et Smectites
(Montmorillonites et Beidelites) pouvant
être gonflantes car l’espace
entre les feuillets est
variable.
Au microscope électronique,
ces deux familles apparaissent comme des
empilements de
plateaux, plus ou moins tourmentés.
L’identification
des différents types d’Argiles
ne peut se faire de façon précise
par une analyse chimique classique. En effet,
deux argiles ayant le même type d’analyse
chimique peuvent être de type complètement
différent (par exemple des attapulgites
et des montmorillonites situées sur
la même carrière à des
hauteurs différentes dans la stratigraphie
peuvent avoir exactement la même analyse
chimique).
Le seul moyen précis
d’identification est donc la diffraction
X qui en mesurant l’espace entre
deux feuillets élémentaires
permet de façon sûre de classer
le minéral. |